2008년 09월 28일
LeMonde-080926-위기의 표현들

2007년 여름에 미국에서 서브프라임 - 곡예 하듯 위태위태한 저당신용 - 위기가 촉발된 이래, 지나간 매달, 그리고 이제는 매일 매일이 세계경제를 흔드는 동요를 더욱 두드러지게 한다. 금융시장에서 시작된 충격파는 원자재 시장에 다다랐고, 미국 은행체제의 일부를 붕괴시켰으며, 현재는 “실물 경제”, 달리 말해 생산, 성장, 그리고 고용을 위험에 빠트린다.
맨 먼저 미국에서, 그러나 간접적으로는 모든 나라들에서 위협하는 것, 다시 말해 며칠 전, 미국 정부가 발표한 거대한 은행구제 계획이 일으키는 의심들과 회의론을 내보이는 것은 바로 우려스러운 신뢰의 위기다. 누가 이 불신을 막을 수 있는가? 이 단계에선, 시장의 잘못들을 가늠하는 법도, 제어하는 법도 몰랐던 주요 경제행위자, 더 좁게 말해 금융행위자들은 분명 아니다. 그들이 서로에 손을 내밀지 않은(돕지 않은) 마당에 말이다.
공공 생활의 잔심부름꾼들(정부인사, 공무원)만이 남았다. 정치적 책임자들 말이다. 가장 자주 영향력 없는 연설꾼이라 의심받는 사람으로 묘사된 그들은 자기네의 유용함을 드러낼 시기를 거기에서 되찾아냈다. 그러나 위험이 명백하다. 그들이 말하지 않는다면, 그들의 침묵은 유죄라 판단될 것이다. 그들이 말하면 즉시 의심이 비집고 들어온다. “그들이 위기에 실제로 무엇을 할 것인가?” 조지 W. 부시는 실행에 전념했다. 불안을 일으키는 방식으로, 더하여 극적으로. 그리고 “길고도 고통스러운 불경기”를 거론하는 걸 두려워하지 않고 말이다.
모든 점을 감안하면, 그 난관은 니콜라 사르코지에게도 똑같다. 그는 9월 25일 목요일에 툴롱(Toulon)에서 정견을 발표해야 했다. 우려가 ‘패닉(Panic)’으로 변하는 것을 피하기 위한 표현들을 찾아야 했다. 그러나 프랑스 사람들이 그 위기가 제어되고 있다고 생각하게 해서는 안됐다. 왜냐하면 당장은 그렇다고 확인해줄 것이 아무것도 없기 때문이다.
간단히 말해서 대통령은 할 수 있는 한 속이지 말고 안심시켜야 하고, 공포에 빠트리지 않고 설명해야 하며, 그의 현실 자체에 대한 불신을 부각치 않고 자기 능력의 한계를 인정해야 한다. 그 목표가 다가올 3년에 결정적인 것을 알기 때문이다. 다시 말해, 그의 미국인 상대역(조지 W. 부시)과 대조적으로, 사르코지는 집권 말기에 있지 않다.
(사진 : http://img.timeinc.net/time/daily/2008/0806/sarkozy_bush_0613.jpg)
[원문]
Edito du Monde
Les mots de la crise
LE MONDE | 25.09.08 | 13h00
Depuis que la crise des subprimes - ces crédits hypothécaires acrobatiques - a éclaté aux Etats-Unis à l'été 2007, chaque mois qui passe, et désormais chaque jour, accentue davantage les secousses qui ébranlent l'économie mondiale. Partie des marchés financiers, l'onde de choc a atteint celui des matières premières, fait s'effondrer une partie du système bancaire américain et met maintenant en danger l'économie "réelle", autrement dit la production, la croissance et l'emploi.
Aux Etats-Unis en premier lieu, mais par ricochet dans tous les pays, c'est une redoutable crise de confiance qui menace - en témoignent les doutes et le scepticisme que suscite le gigantesque plan de sauvetage bancaire annoncé par le gouvernement américain il y a quelques jours. Qui peut enrayer cette défiance ? Certainement pas, à ce stade, les principaux acteurs économiques, encore moins financiers, qui n'ont su ni mesurer ni maîtriser la folie des marchés - quand ils ne leur ont pas prêté la main.
Restent les factotums de la vie publique : les responsables politiques. Décriés, le plus souvent soupçonnés d'être des rhéteurs sans pouvoir, ils retrouvent là l'occasion de démontrer leur utilité. Mais le risque est évident. S'ils ne parlent pas, leur silence sera jugé coupable. S'ils parlent, le doute s'insinue immédiatement : quelle prise ont-ils réellement sur la crise ? George W. Bush vient de se livrer à l'exercice, sur un mode alarmiste, voire dramatique, sans craindre d'évoquer "une récession longue et douloureuse".
Toutes proportions gardées, le défi est le même pour Nicolas Sarkozy, qui devait s'exprimer à Toulon jeudi 25 septembre : trouver les mots pour éviter que l'inquiétude ne se transforme en "panique" (dixit G. W. Bush) ; mais sans laisser croire aux Français que la crise est sous contrôle, puisque rien ne permet, pour l'heure, d'affirmer qu'elle l'est.
Bref, le président de la République doit, autant que possible, rassurer sans endormir, expliquer sans affoler, reconnaître les limites de son pouvoir sans accentuer la défiance sur sa réalité même. En sachant que l'enjeu est décisif pour les trois années à venir : contrairement à son homologue américain, il n'est pas en fin de mandat.
Article paru dans l'édition du 26.09.08
# by | 2008/09/28 11:42 | 트랙백 | 덧글(0)










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