LeMonde-080517-정보를 전달할 자유

정보를 전달할 자유

하원이 첫 회기인 5월 15일 목요일에 채택한 언론인들의 정보원 보호에 대한 법안은 부메랑같은 계획이다. 그것은 무엇보다도 잘 의도되었던 것이긴 하나, 기안자에 반(反)하여 정치적으로 뒤집혀버렸다. 이 법안은 편집에 매우 신중한 정보 직업인들을 만족시키지 않았다. 그 법안은 무엇보다도 우리가 품고 있는 민주국가에서의 언론의 자유 개념에 충돌한다.

프랑스 법은 실제론 저널리스트들에게 직업적 비밀에 대한 권리를 인정치 않는다. 그러나 단지 분별 있는 판사가 그들을 이해할 때만 묵비권이 인정된다. 이 법은 그 법이 허가하듯, 지도하는 공권력이 신문사의 방들을 먼저 조사하면 웃음거리가 된다. 이는 2005년 1월, ‘뿌엥’지(紙)와 ‘레퀴프’지에서 일어났는데, 기자들이 사이클 운동선수들 내부에서의 도핑에 대해 심문 당했었다.

12년 전에, 유럽 인권재판소는 저널리스트가 정보원을 밝히지 않도록 허가하는 신성한 원칙을 내놓았다. 그 후 재판소는 1989년에, 당시 푸조-시트로엥의 대표이사였던 ‘자크 칼베’의 과세에 대한 견해를 실은 “꺄나르 앙셰네(사슬에 묶인 오리)”에 일리가 있음을 인정하면서, 그 법적 사고(jurisprudence)를 다듬었다. 프랑스가 이 법적 사고에, 그리고 말 그대로가 아니라면 인권에 대한 유럽 관습의 사고에 순응한 것은 바로 이 때다.

목요일에 ‘라시다 다티’(내무장관)이 옹호하는 문구의 목표는 즉 ‘봉인의 보호’다. 이 문구는 확언하길 “저널리스트들의 정보원에 대한 비밀은 ‘일반적 이익’의 문제에 대한 대중의 정보를 가능케 하기 위해서 보호된다.” 그러나 이는 곧 이 원칙이 갖고 있는 것을 제한한다. 공공 이익의 압도적인 시급함이 정당화시켰을 때, 이 비밀이 더는 적용되지 않음을 밝히면 말이다. 이 문구는 불명확하여 모든 해석에, 더하여 모든 오용에도 문을 연다.

이 문구에 대한 토론은 엉망이 됐다. 라시다 다티 내무장관은 니콜라 사르코지와 그 측근 다수에 대해 격렬한 개인적 공격이 있은 지 며칠 후, 프랑스 언론 에이전시의 객관성을 인정받지 않은 풍문에 대항하여 나타났다. 국가 수반은 그의 마음 속에 언론인들을 더 이상 담고 있지 않다. 그것은 그의 권리다. 그는 그가 점하고 있는 자리에서 적어도 그의 임무를 존중하고, 이 문구를 더 빨리 재고해야 할 터다. 아직 시간이 있기 때문이다.

(사진출처 : http://www.web-libre.org/medias/img/articles/a09e75c5c86a7bf6582d2b4d75aad615-2.jpg )

[원문]

Edito du Monde
Liberté d'informer
LE MONDE | 16.05.08 | 14h13

Le projet de loi sur la protection des sources des journalistes, que l'Assemblée nationale a adopté en première lecture jeudi 15 mai, est un projet boomerang. Il s'est retourné, politiquement, contre ses auteurs, a priori bien intentionnés. Il ne satisfait pas les professionnels de l'information, très réservés sur sa rédaction. Il heurte surtout l'idée que l'on se fait de la liberté de la presse dans un pays démocratique.

La loi française ne reconnaît pas, actuellement, aux journalistes un droit au secret professionnel. Mais simplement un droit au silence lorsqu'ils sont entendus par un juge d'instruction. Ce droit est bafoué lorsqu'un magistrat instructeur procède, comme la loi l'y autorise, à une perquisition dans les locaux d'un journal. C'est ce qui s'est passé en janvier 2005 au Point et à L'Equipe, dont les journalistes enquêtaient sur le dopage dans le milieu du cyclisme.

La Cour européenne des droits de l'homme a posé, il y a douze ans déjà, un principe intangible qui permet aux journalistes de ne pas révéler leurs sources. Elle a, depuis, affiné sa jurisprudence, en donnant raison au Canard enchaîné, qui, en 1989, avait publié l'avis d'imposition de Jacques Calvet, alors PDG de Peugeot-Citroën. Il était temps que la France se plie à cette jurisprudence et à l'esprit, sinon à la lettre, de la convention européenne des droits de l'homme.

C'est l'objet du texte défendu jeudi par Rachida Dati, la garde des sceaux. Ce texte affirme que "le secret des sources des journalistes est protégé afin de permettre l'information du public sur les questions d'intérêt général". Mais il limite aussitôt la portée de ce principe en précisant que ce secret ne s'applique plus lorsqu'un "impératif prépondérant d'intérêt public" le justifie. Notion floue, qui ouvre la porte à toutes les interprétations, voire à tous les abus.

La discussion de ce texte tombe mal. Elle survient quelques jours après les philippiques de Nicolas Sarkozy et de plusieurs de ses proches contre le prétendu manque d'objectivité de l'Agence France-Presse. Le chef de l'Etat ne porte pas, ou plus, les journalistes dans son coeur : c'est son droit. Il devrait au moins, au poste qu'il occupe, respecter leur mission, et repenser au plus vite ce texte, puisqu'il est encore temps.

Article paru dans l'édition du 17.05.08

by 테라포밍 | 2008/05/18 01:03 | 프랑스어 연습 | 트랙백 | 덧글(0)

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